Devoir de mémoire !
Éric Woerth qui a pour coreligionnaires Madoff & Rothschild invite les Français à se serrer la ceinture pour le plus grand profit de leurs exploiteurs… plus habile que Franz Seldte (1), ministre du travail d'Hitler, il les incite à « retrousser leurs manches » comme le faisait le stalinien Maurice Thorez à la « Libération » (sic) pour surmonter la crise… si préjudiciable aux « petits » actionnaires et surtout à l'internationale capitaliste !
Frédéric Lefebvre, le porte-parole du « peuple élu » sarkozyste voudrait bien, quant à lui, mettre au pas les syndicalistes et vouer la liberté d'expression aux gémonies… comme son homologue Goebbels (2)! Ne s'inquiète-t-il pas en effet des débordements de la rue comme des « libéralités « de la toile !
(1) Franz Seldte (29 juin 1882 - 1er avril 1947) a été cofondateur de l'organisation paramilitaire Stahlhelm, Bund der Frontsoldaten, un politicien du NSDAP et un ministre du Travail sous le Troisième Reich.
(2) ministre du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande sous le régime nazi (1933-1945)
Il y a 65 ans le ghetto de Varsovie était écrasé par les troupes nazies. Les juifs ont retenu la leçon... et la mettent en oeuvre à Gaza !
Recette. Ingrédients : un Comte Dracula, un président du CG24… et pour finir un Périgord transylvanien !
Lascaux : Enfin les masques tombent !
Depuis 2 ans que nous le clamons sur tous les tons, les lecteurs d'Argentine24 et de Beaufpointcom ne l'ignorent plus : c'est bel et bien Lascaux 2 qui cause la disparition quasi inéluctable des extraordinaires fresques polychrome de « la chapelle Sixtine de la préhistoire ».
Après 26 ans d'exploitation intensive (jusqu'à 300 000 visiteurs par an) son clone criminellement implanté contre toute logique environnementale, à tout juste 200 mètres du sanctuaire original pourrait être, dans un avenir proche, mais trop lointain hélas pour la survie du décor magdalénien, fermé au profit d'un Lascaux 4 toujours à la recherche de financement.
Abandonnée depuis sa découverte, en 1940 , par Maurice Queroy à la cupidité, l'incurie et l'irresponsabilité du ministère des « Beaux-arts » (sic) puis de la culture (resic), de préhistoriens, de techniciens sans grandes compétences puis du Conseil général de la Dordogne Lascaux agonise et la date butoir de l'été 2009 fixée par l'UNESCO pour déclarer la cavité « patrimoine mondial en péril » , si aucun remède ne parvient à tout le moins à endiguer la prolifération des taches noires qui rongent les peintures, approche à grands pas.
Une telle décision s'impose de toute urgence qui délivrera la grotte de la férule d'un conservateur sans grande autorité vis à vis de sa hiérarchie et d'un comité « scientifique »… qui auront porté le coup de grâce à cet exceptionnel et irremplaçable chef d'œuvre de l'humanité !
Pourtant, malgré l'imminence de cette sanction, le département de la Dordogne ne semble toujours pas vouloir renoncer aux dividendes de Lasca ux 2 sa poule aux œufs d'or ! Il n'est pas question, pour l'heure de noyer sous des flots de béton l'entrée du décalcomaniaque duplicata. L'exécutif local qui dépense sans compter pour l'entretien de sa dispendieuse danseuse, le PIP (Pôle international de préhistoire) structure nébuleuse en charge paraît-il d'une mission de médiation, risque fort de se hisser d'ici peu sur la plus haute marche du championnat du monde des iconoclastes, juste devant les talibans qui ont volontairement détruit les bouddhas de Bamiane !
Sic transit gloria mundi !
Christian-Alain Carcauzon le 4/3/09
Pour en savoir plus cliquez sur les liens ci-dessous qui renvoient à quelques uns de nos article sur le sujet.
Lascaux : De nouvelles taches noires
Lascaux : La ministre botte en touche !
Lascaux : les dangers du clonage
Lascaux II : un sauvetage problématique
Lascaux II cancer de Lascaux ?
L'Archéologie est une discipline trop sérieuse ...
il en va des progrès de la science !
Il voit des … meules partout !
Durant toute la période médiévale, et peut-être même au delà (1), l'ensilage fut la technique de conservation des céréales la plus pratiquée même si le recours aux greniers sur pilotis n'est pas totalement à exclure.
En Périgord les silos à fond plat ou non creusés dans le sol rocheux des innombrables sites troglodytiques aménagés aux dépens de cavités karstique initiales dans les abrupts dominant les vallées de la Dronne, de la Vézère ou de la Dordogne, n'eurent pas d'autres fonctions que la préservation des récoltes, bien que certains archéologues imaginatifs virent en eux des «fosses à offrandes».
M. André Guillin, un adhérent de l'ADRAHP (Association pour le Développement de la Recherche Archéologique et Historique en Périgord.) visiblement brouillé avec la bibliographie de ses prédécesseurs sur le terrain de ses « recherches » (sic) vient de leur trouver une nouvelle affectation !
Spécialiste auto proclamé des tailleries de meules monolithes de moulins cet amateur de vieilles pierres, cédant vraisemblablement à sa passion et à des emballements préjudiciables à son « travail' » publie, sur la toile, en ce début 2009, d'amusantes « fiches » (2) sur des vestiges rupestres, répertoriés et clairement interprétés par notre ami Christian Varailhon dès le début de la décennie 1990.
Selon André Guillin les traces de creusement anthropiques conservés de part et d'autre d'un chemin d'accès à l'une des carrières excavant le massif calcaire de Beaupuy témoigneraient du travail d'extraction de meules. Analyse et conclusion d'autant plus surprenantes que la forme ogivale des parois de ces pseudo cuves, baptisées « tours »… aurait pu suggérer à l'auteur qu'il était en présence des ultimes traces d'une grange médiévale d'ensilage. Encore aurait-il fallu qu'il s'avisa de l'existence, à coté des fameuses « tours » d'un trou de poteau et d'un 3ème silo !
À proximité immédiate du Cluzeau de la carrière nord de Jovelle (3) ces discrètes substructions rupestres évoquent, bien entendu, la présence en ces lieux, d'une grange comparable à celle dont nous avions révélé l'existence en 1985 dans le bois de Halas et à Mistoury, (4) lieux-dits très proches.
Certes le secteur de La Tour Blanche, sans pouvoir prétendre au statut de « bassin meulier » (resic) a suscité l'activité des carriers accessoirement chargés d'extraire des horizons carbonatés du Turonien des meules monolithes : Les tailleries de Jovelle ouest, celles surplombant la grotte ornée (4) mais aussi la carrière récemment découverte par M & Mme Gabriel Duverneuil (voir photo jointe) en témoignent de façon éloquente. Pour autant, voir dans le moindre creux retaillé, une carrière de meules relève, assurément, de la myopie intellectuelle !
Christian-Alain Carcauzon le 23/3/09 14h30
(1) Le village et la maison au Moyen Age J.Chapelot & R. Fossier p 116 Hachette littérature 1980
(2) Meulières.eu : Atlas des meulières de France et d'Europe ...
(3) Revue archéologique SITES N°36-37 1988 Ch ;Carcauzon pp 25-40 plans, cartes fig…
(4) Jovelle : La machine à remonter le temps
La construction du nouveau collège de Saint-Astier, établissement scolaire conçu selon des normes HQE (Haute qualité environnementale) devrait s'achever, avec 10 mois de retard sur le calendrier initial, vers la fin de l'année. À ce moment devrait trôner devant le bâtiment une « œuvre du sculpteur Etienne Viard intitulée six feuilles horizontales » il s'agirait d'un entassement de ferrailles, que l'artiste aurait eu le talent de vendre au CG24, en lieu et place de sculpture, pour la coquette somme de 182 855 euros. On a bien du mal à croire cette information qui découle pourtant des conditions d'acquisition effectuées dans le cadre du « 1% culturel » le chantier ayant coûté au total 18 285 500 € TTC.
Les « Six feuilles horizontales » devraient, peu ou prou ressembler à ces « Six lames obliques » (photo ci-dessous) création du même plasticien !
Une question se pose, cependant, pourquoi aller chercher en région PACA un tel artiste ?… Ça ne manque pourtant pas de chaudronniers en Dordogne !
Les dossiers qui attendent Frédéric Mitterrand
Hadopi, Droits d'auteur et Internet, Audiovisuel public, nominations et gestion de la suppression de la pub, fusions, Intermittents, Gratuité des musées, Ambitions et moyens en matière de création artistique … Voilà, selon Samuel Laurent (lefigaro.fr 24/06/2009) quelques unes des tâches auxquelles le nouveau Ministre de la Culture devra s'atteler en priorité.
Il en est une autre, passée sous silence, qui devrait aussi lui donner du fil à retordre: le sauvetage de Lascaux !
Après bien de funestes péripéties liées à une gestion laxiste qui avaient mis en péril le sanctuaire, voilà que depuis plus de 2 ans ses fresques inouïes sont victimes d'une prolifération de moisissures noires à pigment de mélanine. Puisque tous les traitements biocides employés jusqu'à présent pour endiguer les attaques d' Ulocladium atrum et de Gliomastix dichromospora. sont restés vains et causent sans doute au décor menacé plus de mal de bien il faut bien se rendre à l'évidence le ministère de la culture et tous les savants aréopages en charge, jusqu'à présent, du problème ont largement failli et il conviendra pour protéger ce patrimoine mondial en déshérence confier désormais la direction des opérations à un comité scientifique international duquel il vaudrait mieux exclure les français pour incompétence manifeste !
Reste que le nouveau locataire de la bastille culturelle de la rue de Valois pourrait cependant faire œuvre utile en faisant déverser des tonnes de béton sur Lascaux 2, sinistre fac-similé implanté à tout juste 200 m de la « Chapelle Sixtine de la préhistoire » qui draine depuis des lustres près de 300 000 visiteurs par an et dont l'exploitation éhontée met à mort le site original.
Bien sûr, le cas échéant, le Conseil général de la Dordogne et ses apparatchiks tenteraient de s'opposer à cette mesure de bon sens et elle susciterait au pays de Jacquou le croquant une levée de… tiroirs caisse de la part des poujadistes professionnels du tourisme.
Le neveu de l'ancien Président de la République se laisserait-il alors, dans le cas bien improbable où il se soucierait autant de patrimoine universel que du financement du cinoche franchouillard (qui sans la manne de l'État succomberait pour cause de médiocrité), impressionner par les cris d'orfraies des uns et des autres ? On est en droit de le redouter.
On peut, après tout, préférer verser des avances sur recettes à un nanar cinématographique de plus de Zabou Breitman plutôt que s'impliquer dans la sauvegarde du chef d'œuvre fondateur de la culture occidentale !
Pour en savoir plus: Lascaux : De nouvelles taches noires
Lascaux : La ministre botte en touche !
Lascaux : les dangers du clonage
Quel était le vrai visage du château d'Argentine ?
Dans son ouvrage consacré à la Châtellenie de La Rochebeaucourt (1) l'historien Henri Mazeau publie, en 1995, un dessin, peut-être à la mine de plomb, dans lequel il propose de voir une vue du château d'Argentine.
La reproduction de faible qualité est accompagnée du commentaire suivant : « Ce dessin, trouvé aux archives départementales de la Charente, (fonds Galard de Béarn) semble être celui du château d'Argentine dont il ne reste, aujourd'hui, qu'un pan de mur et l'embrasure d'une fenêtre retenus par une luxuriante végétation (2). Il reste également les vestiges d'une tour ronde que l'on voit à l'extrême droite du dessin et jouxtant une tour carrée . Ce reste de tour ronde est visible depuis la route de Ribérac. »
Pour séduisante qu'elle soit cette hypothèse ne semble pas devoir être retenue. Le document en question qui, stylistiquement, pourrait dater du XVIIIe siècle ou même du début du suivant représente un édifice en ruines dont l'importance, s'il s'agit bien de la demeure probablement bâtie au XIVe ou peu de temps auparavant par les parents d'une Françoise d'Argentine qu' épousa en 1342 le seigneur de Jussac et de Saint Martial de Viveyrols, est loin de correspondre aux restes de murailles et aux substructions toujours visibles sur le terrain. Certes la composition, empreinte de maladresse quasi enfantine et exécutée sans grand souci de la perspective, restitue l'image d'un monument, aux allures de forteresse, campé sur le rebord d'un escarpement rocheux évoquant la pointe ouest du promontoire d'Argentine.
Un logiciel de retouche d'image a permis d'améliorer sensiblement la qualité du document monochrome reproduit dans l'ouvrage d'Henri Mazeau. Copyright Ch.Carcauzon
La vue, éventuellement saisie depuis les hauteurs du plateau des Fieux distant d'à peine 200 mètres à une époque ou la végétation restait contenue, donne à penser que les bâtiments figurés sont très proches de l'à-pic occidental dominant la vallée de la Lizonne Or, dans la réalité, les ruines en sont éloignées d'au moins 75 mètres. Ce n'est que sur le versant septentrional du promontoire que les constructions se dressaient au ras du vide.
Les tours rondes dont l'une est crénelée n'ont laissé aucune trace au sol pas plus que le long bâtiment barlong et la tour carrée qui s'étirent sur la droite de l'image. Il existe bien en revanche une construction cylindrique, toujours debout, à l'écart, mais très en contrebas de la grange castrale. Il s'agit, dans la mesure où la piste de l'historien est fondée, non pas d'un élément défensif mais d'un simple et pacifique pigeonnier qui déplore la destruction de son toit conique.
L'Angoumoisin Jean Jézéquel qui s'est attaché à brosser l'épopée familiale des Galard de Béarn (3) détenteurs entre autres des terres de La Rochebeaucourt à partir de 1578 affirme quant à lui que « le château d'Argentine existait encore en 1699.» On peut estimer que 120 ans plus tard il était loin d'être dans l'état pitoyable qui est le sien actuellement. Le géomètre Labrousse, auteur du plan Cadastral de la commune en 1823 en donne un relevé précis dont le traitement graphique est loin d'attester, comparé à celui de l'église voisine et du foncier bâti périphérique, un état de déshérence et d'abandon.
La pointe du plateau d'Argentine, réduite par l'exploitation d'une carrière sûrement abandonnée à l'orée du siècle précédent et mutilée par le tracé d'une voie ferrée désormais désaffectée longeant puis franchissant la route de Ribérac à -La Rocheaucourt, n'a jamais fait l'objet d'investigations archéologiques systématiques.
On doit pourtant à quelques chercheurs des travaux et des découvertes non négligeables comme la désobstruction du puits du château, de sa glacière souterraine et de son pigeonnier troglodytique ainsi que la mise en évidence d'aménagements rupestres attestant une occupation humaine relevant, au moins du haut Moyen-Âge (Trous de poteaux, boulins, canaux, sols anthropiquement régularisés comme plus à l'est, au sud et au nord nombreuses tailleries de meules monolithes de moulin ; granges d'ensilage et fours à chaux …(4)
S'il y a peu de chances que des fouilles confirment un jour l'hypothèse d'Henri Mazeau relative à l'aspect architectural initial du château d'Argentine fondée sur la mise au jour de l'illustration ci dessus, reste à espérer, cependant, qu'à la faveur d'interventions programmées futures on en apprenne plus sur l'histoire, voire la proto-histoire d'un site exceptionnel dont l'intérêt culturel suscite moins d'engouement, hélas, que sa promotion touristique !
Ch.C le 15/7/2009
(1) Henri Mazeau. 1995. La Châtellenie de La Rochebeaucourt : son histoire, ses seigneurs, ses comtes, son château. Angoulême
(2) En réalité les vestiges archéologiques et architecturaux du château sont moins ténus que ce qu'affirme l'auteur.
(3) Jean Jézéquel Du château d'Angooumois à la faillite Parisienne. Six siècles autour de La Rochebeaucourt. Le Croît Vif 1996
(4) Ch. Carcauzon à paraître bientôt si Dieu le veut !
Design by Kulko et krek : kits graphiques